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L’expérience des familles au travail au Mexique

Il est important de reconnaître les changements d’industrialisation et d’urbanisation significatifs au Mexique durant le vingtième siècle afin de comprendre les changements récents dans la main-d’œuvre. En 1930, seulement un tiers des Mexicains vivaient dans des régions urbaines, tandis qu’en 1997, ce taux avait augmenté à trois-quarts. La même période a vu un passage du travail agraire au travail non-agraire. 1930, les trois-quarts de la population active travaillait dans le secteur agraire, contre seulement un quart en 1995. En 1930, 15 pour cent des travailleurs mexicains étaient employés par des manufactures et 12 pour cent étaient employés par le secteur tertiaire. En 1995, le pourcentage des travailleurs travaillant dans une manufacture avait grimpé à 25 pour cent, et plus de la moitié de la population active travaillait dans le secteur tertiaire. À la fin du siècle, le Mexique était le 8e plus important exportateur dans le monde.

En 1930, seulement 4 pour cent des femmes mexicaines de plus de 12 ans faisaient partie de la main-d’œuvre. En 1998, la proportion de femmes au travail avait grimpé à 37 pour cent. Cette montée était particulièrement intense durant les années 1990. Or, les femmes au travail au Mexique continuent de gagner moins en moyenne que les hommes, et doivent donner la plus grande partie des soins.

Peu de recherche a été effectuée sur le lien entre le travail, les responsabilités reliées aux soins, et le développement. Qui remplace les membres de la famille étendue, qui auparavant prenaient soin des enfants, lorsque les familles nucléaires déménagent en ville à la recherche de travail? Qui supporte les personnes âgées lorsque les appartements et les salaires remplacent les fermes et l’agriculture de subsistance? Et que dire de ces familles qui demeurent dans les régions rurales, mais qui sont forcées de devenir travailleurs salariés à cause d’une pénurie de terres? Le débat sur le rôle des services sociaux dans les pays nouvellement industrialisés s’intensifie, et comprendre ces nouveaux problèmes sociaux devient de plus en plus important.

Nous avons interviewé des travailleurs donnant aussi des soins et qui allaient à des cliniques publiques à Mexico, la plus grande ville du pays, et à San Cristóbal de las Casas, dans l’état pauvre et principalement rural de Chiapas. Ces deux cliniques ont été choisies afin d’assurer une variation dans la profession, le statut socioéconomique, la structure familiale et l’origine ethnique. L’échantillon incluait des cliniques desservant les travailleurs des secteur public et privé, les familles à revenu faible et moyen, et les populations indigènes et latinos.

Pour plus d’information, consulter:

Heymann SJ, Fischer A, and Engelman M. The Impact of Labor Conditions on the Health of Families: Data from five regions. In: Heymann SJ, ed. Global Inequalities at Work: Work’s Impact on the Health of Individuals, Families, and Societies. New York: Oxford University Press. À venir en 2003.

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